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Les mesures compensatoires à la destruction d’espaces naturels sur la borne de l’espoirReboiser à Villeneuve d’Ascq et Lezennes est impératif et pas ailleurs mardi 12 janvier 2010 Parce que LMCU a choisi le site de la Borne de l’Espoir situé sur les communes de Villeneuve d’Ascq et de Lezennes pour réaliser son grand stade et ses équipements connexes(parkings à l’entrée de l’université), nous exigeons que les mesures de compensation suite au déboisement imposé par le projet soient réalisées par des reboisements en priorité sur ces deux communes conformément à la législation, soit 4 fois le nombre d’hectares déboisés. Impossible nous répondrons certains et bien nous les Verts des Catiches (Villeneuve d’Ascq, Ronchin, Lezennes) nous continuons à affirmer le contraire. Outre qu’il est impératif de reboiser en proximité immédiate du projet pour restituer un corridor biologique fort et restituer sur cette zone une partie de ce qui est détruit, nous proposons de reboiser et de conforter la partie ZNIEFF (zone naturelle d’intérêt écologique faunistique et floristique) qui borde le lac du Héron. Cela est possible car cette zone qui est longée par le chemin du marais, classer dans les itinéraires pédestres départementaux, est déjà inscrite au PLU en zone naturelle (NE). Cette proposition, en plus de l’espace disponible, à un double avantage : celui de contribuer à maintenir et à développer la trame verte métropolitaine portée par l’ENLM (Espace Naturel Lille Métropole) et d’autre part d’entériner définitivement tout projet de construction sur cette zone très convoitée par certains promoteurs immobiliers, nous avons toujours en mémoire l’épisode du projet « Brigode 6 ». Par cette exigence, nous remettons au centre la question de la compensation de toute destruction d’espaces naturels qui ne peut pas se faire sur un territoire lointain du lieu faisant l’objet de la destruction volontaire. LMCU ne doit pas simplement contribuer à financer la compensation, elle se doit de réfléchir à minimiser le plus possible l’impact de son intervention sur le territoire concerné, tant pour l’environnement que pour l’Homme. Au lieu de se contenter de bandes de pelouse, de bordures d’arbres, d’herbacés dignes de jardins d’agréments contreproductives pour la biodiversité, nous proposons une véritable restitution bien plus profitable à notre bien être collectif. Point de vue plus complet : Ce projet ne répond déjà pas du tout aux enjeux environnementaux de cette nouvelle décennie et va générer des dégâts collatéraux non négligeables tant pour la population que pour les espaces naturels. Depuis le début du projet nous avons tenté de convaincre pour obtenir sa révision, son redimentionnement voire son repositionnement afin d’en limiter l’impact sur les riverains, sur l’environnement naturel. Le permis de construire est signé et rend le projet inéluctable sauf si des recours légitimes aboutissent pour faire respecter la loi, pour vérifier l’intérêt général du projet. Plus de 300 millions ce n’est pas rien car c’est de l’endettement garanti pour la collectivité donc pour tous alors que la sobriété de ce type de dépenses devrait être automatique pour consacrer les dépenses aux populations les plus démunis et consacrer à garantir l’avenir pour un mieux vivre, garantir l’avenir en remettant l’humain au centre des décisions dans le respect de son environnement. Heureusement la loi existe, même si elle est imparfaite ! Le code de l’environnement prévoit l’obligation de replanter 4 fois la superficie détruite. LMCU est prête à la respecter mais à minima et le choix porte sur une zone totalement en dehors du périmètre concerné. C’est évident que la biodiversité détruite peut se refaire une santé à plusieurs dizaines de kilomètres de là mais quel sens sur le territoire qui est stérilisé. Il suffirait juste de payer et de replanter ! On n’a toujours pas changé d’époque ! La loi n’exige pas formellement de le faire dans le périmètre le plus proche donc pourquoi se fatiguer. Les choix de LMCU ne sont encore une fois pas du tout ambitieux comme si cela génait. On rappellera qu’il existe un syndicat mixte, Espaces Naturels Lille Métropole, qui pourrait suggérait le lieu ou les lieux les plus pertinents. LMCU a deux bras : un bras qui détruit en bétonnant sans précaution au nom de l’économie et du financier, un autre qui rattrape les erreurs du passé et actuel par le truchement de son syndicat mixte qu’est l’ENLM. Evidemment, pour nous la mesure compensatoire doit avoir lieu à proximité immédiate du site sacrifié pour des aspirations avant tout très "libérales". La fameuse coulée verte dont on nous avait vanté les mérites et que l’ancien maire, JM Stievenard, a rappelé le projet encore récemment, aurait fait l’affaire, permettant de maintenir un corridor biologique et venant améliorer la zone qui devient hyperbétonnée et digne des erreurs qui ont été produites le siècle dernier. Apparemment cela ne serait pas réaliste car cela remet en cause l’équilibre financier. Comme d’habitude le financier prévaut sur la qualité de vie du citoyen. Le reste des terrains de la borne de l’espoir est d’ores et déjà destiné à la construction totale. Totale, le terme est fort puisqu’on nous dira qu’il y a des espaces verts. Vous savez bien que des bandes de pelouse, des bandes d’arbres, des plantes décoratives qui vous font une "biodiversité" d’avenir ! Le problème est que les choix de ces plantes ne respectent pas du tout certains principes de précaution de base telle que le choix de plantes indigènes qui maintient la biodiversité locale et non des plantes invasives qui ne favorisent en rien cette biodiversité. Ces fameux espaces verts dont les choix sont critiquables ne servent que d’alibi, que d’habillage pour continuer à aménager sans autre moteur que l’argent. Un peu comme les garages à vélo de la zone de Heron Park, ridiculement dépassés et non utilisables pour laisser son vélo en sécurité. On habille, on peint en vert, on fait des beaux dessins mais aucune qualité dans la prestation, de la poudre aux yeux pour rassurer car les décideurs n’ont rien compris ou ne sont pas du tout convaincus. Nous revendiquons avec vigueur la mise en place de cette "coulée verte" autour de ce qui ne sera bientôt plus un projet et qui a déjà que trop détruit. Ce stade a également son cortège de destructions à ses alentours. Il en est une qui nous interpelle et nous inquiète, celle de la zone du parking P5, à l’entrée de l’université. C’est encore 2 hectares de boisement qui vont disparaitre ce qui donne 8 hectares à reboiser. Comme nous ne pouvons avoir de garantie de sanctuarisation de ce type de site, nous exigeons que les boisements se fassent sur la zone dite "Brigode 6" que nous avons défendu de l’urbanisation en 2007. Cela permettra de conforter la zone du Héron et de la réserve naturelle régionale du Héron. Cela pénalisera un peu le terrain de chasse de la chouette chevêche mais confortera et garantira la qualité biologique plus complète du site. 2010 est l’année internationale de la biodiversité, nous demandons que nos collectivités territoriales deviennent les vigies et les actrices de la protection de cette biodiversité en prenant les mesures de précaution et en sensibilisant les populations notamment en apprenant à connaitre son environnement. Répondre à cet article2 Messages de forum |
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